Chez Tao - Calvi - France
Posted by: Groundspeak Premium Member Alfouine
N 42° 34.069 E 008° 45.650
32T E 480369 N 4712850
Quick Description: Chaque soir, dans l’ambiance musicale particulière qui caractérise ce piano-bar, vous pourrez écouter Tao-By au piano, ainsi que des groupes éclectiques avec ses soirées DJ. Un graffiti représentant un homme et une femme orne le mur d'entrée.
Location: Corse, France
Date Posted: 4/30/2022 12:37:20 AM
Waymark Code: WM1640X
Published By: Groundspeak Premium Member saopaulo1
Views: 1

Long Description:

Ce lieu est devenu au fil des années l’établissement calvais de renom qui porte toujours le prénom du papa créateur du lieu en 1935. itué au cœur de la citadelle, Tao est un endroit où il est agréable de passer la soirée jusqu’au petit matin pour voir le soleil se lever… toujours trop tôt. Passage obligé : l’apéritif musical sur la terrasse dominant le port de plaisance !


Over the years, this place has become a famous Calvados establishment that still bears the name of the father who created it in 1935. Every evening, in the special musical atmosphere that characterizes this piano bar, you can listen to Tao-By at the piano, as well as eclectic groups with its DJ nights. Located in the heart of the citadel, Tao is a place where it is pleasant to spend the evening until the early morning to see the sun rise... always too early. A must: the musical aperitif on the terrace overlooking the marina!
A graffiti representing a man and a woman adorns the entrance wall.


Une ville, une boite de nuit. Les frères fêtards de Calvi

Credits

Chez Tao, le club mythique de l’Ile de Beauté, la famille Kerefoff accueille chanteurs à succès, noceurs invétérés et jeunes branchés depuis 1935.
Pour la soirée d’ouverture de la saison, les noceurs ont sorti leur tenue estivale : short, dos nu  et sandales !
Pour la soirée d’ouverture de la saison, les noceurs ont sorti leur tenue estivale : short, dos nu et sandales ! Roberto Battistini
Par Antoine Besse, Envoyé Spécial En Corse
Le 19 septembre 2016 à 17h31
La playlist à écouter en lisant ce papier :
Chez Tao, le jour se lève toujours trop tôt », dit la maxime. Effectivement, en cette nuit estivale, l'Orient rosissant surprend une poignée d'acharné(e)s qui se déhanchent sur la piste de cette mythique boîte de Calvi, en Corse, au son du vieux tube Freed from Desire, de Gala. D'autres discutent sur les terrasses qui surplombent les remparts de la citadelle, dominant la baie endormie et la mer étale. Ce premier vendredi de juillet marque le début de la saison. Comme le veut la tradition, la soirée dans la petite salle voûtée aux murs ocre commence vers 23 heures quand Tao-By Kerefoff, un des quatre enfants de Tao Khan, le créateur de l'établissement, s'assoit derrière son clavier pour un tour de chant. Chemise en jean et voix de velours, le crooner de 72 ans enchaîne les classiques – Piaf, Gainsbourg, Dutronc… – devant un parterre poivre et sel. « Je m'adapte à mon public, explique Tao-By, une dizaine d'albums à son actif. Selon l'ambiance, je joue des chants corses, des danses slaves ou de la chanson française. »

Même s'il s'en défend, le taulier représente un peu l'âme du lieu. De 1973 à 1993, le chanteur anime seul les nuits de Chez Tao. « Je m'arrêtais seulement pour boire un verre et aller aux toilettes. » Tous les anciens se souviennent avec émotion de ses concerts délirants et de ses invités impromptus. « Personne ne restait assis à l'époque, ça chantait, ça buvait, ça dansait ! » se remémore, des trémolos dans la voix, Eric, 48 ans, cheveux mi-longs et grosses lunettes, revenu voir ce que devenait Tao trente ans après. Durant toutes ces années, le club est resté une étape obligatoire sur l'île. Guy Bedos ou Jacques Dutronc y ont poussé la chansonnette, Gainsbourg y a perdu connaissance et Higelin a quasiment vécu ici. « Jacques avait une chambre au-dessus, se souvient Tao-By. En 1957, il finissait ses nuits ici, avec sa guitare, alors qu'il était animateur à la plage en contrebas. On s'est retrouvés, des années plus tard, dans un cabaret à Paris. Ensuite, il est revenu à Calvi et n'a plus quitté Chez Tao ! » Le lieu a tellement marqué le chanteur qu'il lui a dédié une chanson, La Ballade de Chez Tao (1982). Il y célèbre l'ivresse, l'amitié et le jour qui se lève, et y reprend une autre maxime du lieu, qui s'affiche au mur et au plafond : « Vivez heureux aujourd'hui, car demain il sera trop tard. »

Le soldat du tsar devient le roi de la nuit
La famille Kerefoff vit toujours au-dessus du bar, dans une vaste maison achetée en 1927 par l'aïeul Tao Khan. Ce soldat du tsar débarque en Corse alors qu'il fuit son Caucase natal, chamboulé par la révolution russe. Fêtard invétéré et danseur hors pair, il transforme en 1935 la cave de sa maison en un cabaret qui devient le premier night-club de Corse. Tout le gotha vient ici passer du bon temps dans une ambiance corso-slave : Elizabeth Taylor, Tino Rossi, Jacques Brel… « J'ai dormi plus souvent ici que chez moi, avoue François, 67 ans, sosie d'Alfred Hitchcock en polo bleu ciel. Tao Khan et mes parents faisaient des fêtes de trois jours non-stop. Il voulait que tout le monde s'amuse. Tu n'avais pas d'argent, on te servait quand même ! » Tao Khan disparaît en 1973. Son fils Jean Temir, le frère de Tao-By, prend alors la relève. C'est à lui que l'on doit l'arrivée, en 1994, des DJs à partir de 2 heures du matin. « Les gens changeaient, la musique changeait, on a dû s'adapter », explique l'homme de 70 ans, petit tatouage dans le cou et boucle argentée à l'oreille, alors que le piano de Tao-By laisse place aux platines. Les spots au plafond s'animent, l'équipe fait disparaître les tables basses et les chaises pour dégager une piste de danse digne de ce nom.

Bientôt, des jeunes filles en sandales ethniques et des garçons en bermuda se trémoussent sur un improbable mix de vieilleries des années 1980, où se croisent Alphaville et Culture Club. « Ici, je croise désormais mon fils et ses amis, s'amuse Virginie, 60 ans, qui fume une cigarette sur le rebord d'une fenêtre. Les générations se succèdent, mais l'âme du lieu reste intacte. » Depuis 2006, c'est Tao, 33 ans, le fils de Jean Temir, qui a repris les manettes du club. « Ici, j'ai tout fait : le bar, la mise en place… Mon père et mes oncles ne sont pas des hommes d'affaires, annonce-t-il, avec son accent corse comme sorti du maquis et sa barbe de trois jours. J'ai essayé de rationaliser tout ça. On a refait le système du son, engagé une équipe de sécurité, indispensable vu l'affluence. Ce qui nous a bien aidés pour continuer, c'est l'incendie de l'Acapulco, l'autre boîte de Calvi, il y a trois ans. Mais ça fait un peu caricature corse, non ? »

Aussi branché qu'à Paris
Autre bon coup de pub auprès des jeunes, la création du festival Calvi on the Rocks par Jean-Marie Tassy… le frère de Tao. Depuis la première édition en 2003, la salle accueille une partie des concerts (Sébastien Tellier ou Avril) avant de devenir le lieu officiel des « afters », les fêtes qui prolongent la soirée jusqu'au matin. Jusqu'à 2015, durant le festival, Chez Tao devenait le « Baron on the Rocks », déclinaison éphémère du club parisien à la bande-son ultra-branchée. Le grand bonhomme au chapeau, dessiné sur un mur par André, street artist et copropriétaire du Baron à Paris, reste comme un souvenir indélébile de ces fêtes estivales, qui duraient jusqu'à 9 heures du matin. Vincent, 25 ans, chemise en lin impeccable et coupe proprette, n'a pas connu ces noubas d'enfer ; il vient pour la première fois. Verdict : « La musique n'est pas trop commerciale. Et depuis la terrasse, je peux voir mon bateau, c'est chouette. »

Tao, qui s'occupe d'art africain à Paris le reste de l'année, ne se voit pas lâcher le club. « J'ai le même nom, j'habite au-dessus, c'est viscéral, je suis attaché à cet endroit. » La nuit se termine assez logiquement avec l'arrivée du jour. Les fêtards descendent les escaliers de la citadelle pour rejoindre la mer. Les plus motivés tentent un petit déjeuner sur la plage… Les autres vont se coucher à l'abri du soleil corse.


A city, a nightclub. The party brothers of Calvi

As tradition dictates, the evening in the small vaulted room with ochre walls begins around 11pm when Tao-By Kerefoff, one of the four children of Tao Khan, the creator of the establishment, sits down behind his keyboard for a round of singing. With his denim shirt and velvet voice, the 72-year-old crooner sang classics - Piaf, Gainsbourg, Dutronc... - in front of a salt-and-pepper crowd. I adapt to my audience," explains Tao-By, who has released a dozen albums. Depending on the mood, I play Corsican songs, Slavic dances or French songs.

Even if he denies it, the boss represents a bit the soul of the place. From 1973 to 1993, the singer hosted the nights of Chez Tao alone. "I only stopped to have a drink and go to the bathroom. All the old-timers remember with emotion his crazy concerts and his impromptu guests. "Nobody stayed seated at the time, it sang, it drank, it danced!" remembers, tremolos in the voice, Eric, 48 years old, half-long hair and big glasses, returned to see what became Tao thirty years later. During all these years, the club has remained an obligatory stop on the island. Guy Bedos or Jacques Dutronc pushed the song there, Gainsbourg lost consciousness there and Higelin almost lived here. Jacques had a room above," remembers Tao-By. In 1957, he used to end his nights here, with his guitar, while he was an animator at the beach below. We met again, years later, in a cabaret in Paris. Then he came back to Calvi and never left Chez Tao! The place has so marked the singer that he dedicated a song, La Ballade de Chez Tao (1982). He celebrates the drunkenness, friendship and the day that rises, and takes up another maxim of the place, which is displayed on the wall and ceiling: "Live happily today, because tomorrow it will be too late."

The tsar's soldier becomes the king of the night
The Kerefoff family still lives above the bar, in a large house bought in 1927 by the grandfather Tao Khan. This soldier of the tsar landed in Corsica while fleeing his native Caucasus, turned upside down by the Russian revolution. Inveterate partygoer and outstanding dancer, he transformed in 1935 the cellar of his house into a cabaret which became the first nightclub of Corsica. All the gotha came here to have a good time in a Corsican atmosphere: Elizabeth Taylor, Tino Rossi, Jacques Brel... "I slept here more often than at home, admits François, 67 years old, Alfred Hitchcock's look-alike in a sky blue polo shirt. Tao Khan and my parents used to have three-day non-stop parties. He wanted everyone to have fun. You didn't have any money, but we served you anyway! Tao Khan passed away in 1973. His son Jean Temir, Tao-By's brother, took over. It is to him that we owe the arrival, in 1994, of DJs from 2 am. "The people changed, the music changed, we had to adapt," explains the 70-year-old man, a small tattoo on his neck and a silver earring in his ear, as Tao-By's piano gave way to the turntables. The spotlights on the ceiling come to life, the team makes the coffee tables and chairs disappear to create a dance floor worthy of the name.

Soon, young girls in ethnic sandals and boys in Bermuda shorts are dancing to an improbable mix of 1980s oldies, where Alphaville and Culture Club meet. Here, I now meet my son and his friends," laughs Virginie, 60, who smokes a cigarette on a windowsill. The generations follow one another, but the soul of the place remains intact. Since 2006, Tao, 33, Jean Temir's son, has been in charge of the club. My father and my uncles are not businessmen," he says, with his Corsican accent and three-day beard. I tried to rationalize all that. We redid the sound system, hired a security team, which was essential given the number of people. What helped us to continue was the fire at the Acapulco, the other club in Calvi, three years ago. But it's a bit of a Corsican caricature, isn't it?

As trendy as in Paris

Another good publicity stunt with young people is the creation of the Calvi on the Rocks festival by Jean-Marie Tassy... Tao's brother. Since the first edition in 2003, the hall hosts some of the concerts (Sébastien Tellier or Avril) before becoming the official venue for the "afters", the parties that extend the evening until the morning. Until 2015, during the festival, Chez Tao became the "Baron on the Rocks", an ephemeral variation of the Parisian club with an ultra-cool soundtrack. The big man with the hat, drawn on a wall by André, street artist and co-owner of the Baron in Paris, remains an indelible memory of these summer parties, which lasted until 9 am. Vincent, 25 years old, impeccable linen shirt and clean cut, did not know these hellish noubas; he comes for the first time. Verdict: "The music is not too commercial. And from the terrace, I can see my boat, it's nice.

Tao, who deals with African art in Paris the rest of the year, does not see himself letting go of the club. "I have the same name, I live above, it's visceral, I'm attached to this place." The night ends logically enough with the arrival of daylight. The revelers go down the stairs of the citadel to reach the sea. The most motivated ones try a breakfast on the beach... The others go to bed sheltered from the Corsican sun.

Type of Surface: Building

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